Correspondance (1941-1957) by Albert Camus, Francis Ponge

By Albert Camus, Francis Ponge

Albert Camus et Francis Ponge se rencontrent pour l. a. première fois à Lyon le 17 janvier 1943, en compagnie du journaliste Pascal Pia, leur ami commun. Le Parti pris des choses a paru quelques mois plus tôt, en même temps que L'Étranger. Mais Francis Ponge a lu le manuscrit du Mythe de Sisyphe dès août 1941 et, y trouvant un écho inespéré à ses propres interrogations sur l'absurde, aspire dès lors à se rapprocher de son cadet. Deux conceptions du monde se reconnaissent sœurs et s'accordent alors pour se nourrir de leurs différences, sans que soit jamais occulté ce qui les distingue au plan de l'idéologie, de l'esthétique et du tempérament. Ces lettres, que les deux écrivains échangent principalement entre 1943 et 1945, laissent ainsi entrevoir ce que fut leur amitié, si vive et justifiée en même temps que très tôt «endormie», et jamais vraiment ressuscitée. Pour Francis Ponge, elles constituent un second essentiel de sa réflexion sur son propre travail, lui permettant de «mieux penser ce qu'il pense», alors même qu'il s'impose comme le poète d'un sure objectivisme. À Albert Camus, isolé un temps dans une convalescence prolongée près de Saint-Étienne, elles offrent une magnifique social gathering de lutter contre les circonstances négatives, de reprendre des forces dans los angeles chaleur d'une amitié nouvelle, dans les plaisirs de l'échange et de l. a. war of words intellectuelle. De là, ce brillant discussion entre deux hommes pareillement soucieux des lendemains et dont l'influence sur l. a. vie intellectuelle et morale de l'après-guerre sera décisive.

Édition établie, présentée et annotée par Jean-Marie Gleize.

Show description

Read or Download Correspondance (1941-1957) PDF

Best french books

Additional resources for Correspondance (1941-1957)

Example text

Albertine is the source of many Proustian metaphors, but by far the most constant representation of her is as an embodiment of the sea. The primary memory the Narrator has of Albertine is her first appearance on the beach at Balbec, pushing a bicycle while surrounded by other members of the little band. It is this vision of her that the Narrator always pursues. The gesture she makes the first time he sees her on the beach creates a visual memory capable of evoking the marine setting whenever she repeats the motion in a different locale.

Mariano Fortuny y Madrazo (1871-1949) revived the design motifs on fabrics worn by figures depicted in the Venetian paintings of Carpaccio and Titian. The Narrator—one of whose great, unfulfilled dreams is to travel to Venice—finds in Albertine, clothed in a Fortuny gown, the living embodiment of the Italian city and the paintings of these old masters: “La robe de Fortuny que portait ce soir-là Albertine me semblait comme l’ombre tentatrice de cette invisible Venise” (III, 394). In spite of these rich, aesthetic trappings, he rejects the temptation to consider Albertine a work of art, as Swann did for Odette during her Botticelli phase.

4 In depicting the passantes, Proust combines naturalism for the origin of the species, wherein each girl embodies a unique species and is the product of a particular habitat, with impressionism, wherein each girl is seen outdoors in the light of a specific time and place. Just as the Impressionists depicted an entire series of railway stations, bridges, cathedrals, poplar trees, water lilies, and so forth, with each painting in the series reflecting the light of a particular moment, Proust gives us many versions of the major female characters as they appear at different times and in different surroundings.

Download PDF sample

Rated 4.13 of 5 – based on 41 votes